Les 5 de l’économie – Semaine du 31 Mai 2021

Reprise économique, un vent d’espérance

Le point macroéconomique

A part quelques inquiétudes très localisées portant sur l’évolution du variant anglais, un vent d’espérance s’est emparé des marchés financiers ces dernières semaines. L’accélération de la vaccination est notable dans toutes les économies développées. Aux Etats-Unis, 50% des adultes ont désormais reçu les deux doses du vaccin et près de 160 millions d’Américains en ont reçu au moins une dose. En Europe, l’objectif de vacciner 70% de la population devrait être atteint en juillet – comme prévu. L’ouverture économique qui est perceptible dans les statistiques du climat des affaires publiées pour le mois de mai induit un enthousiasme des investisseurs concernant la trajectoire de la reprise. A la différence de 2020, le troisième trimestre de cette année ne devrait pas être uniquement une parenthèse enchantée. Tout porte à croire que même si de nouveaux variants plus virulents venaient à apparaître dans les mois à venir, l’hypothèse d’un nouveau confinement strict des deux côtés de l’Atlantique est fortement peu probable. Maintenant se pose la question de la force et de la durée de la reprise économique. Les consommateurs sont optimistes (la crainte du chômage est même en reflux en France selon les derniers chiffres de l’INSEE) et les entreprises ont pu bénéficier de mesures d’accès à la liquidité au plus dur de la crise ce qui a permis de préserver leur capacité de rebond. Une incertitude demeure toutefois concernant l’avenir de l’épargne forcée. Le consensus en France met en avant qu’une grande partie de cette épargne va être réinjectée dans l’économie. Rien n’est certain à ce stade. L’épargne forcée a surtout été accumulée par les ménages les plus aisés. En France, 70% du surcroît d’épargne a été fait par 20% des ménages. La situation est identique dans tous les pays développés. Certes, les ménages aisés vont temporairement plus consommer mais il est aussi probable qu’une grande partie de l’épargne forcée se transforme en épargne de précaution. De fait, après l’enthousiasme initial lié à la réouverture économique, deux problématiques majeures vont se poser dans la plupart des économies développées : 1) comment soutenir les ménages les plus modestes qui n’ont pas pu épargner ou ont même subi une baisse des revenus ; 2) comment orienter le surcroît d’épargne vers des investissements utiles à l’économie, notamment en fonds propres des entreprises. Cela induit de développer de nouveaux produits financiers plus attractifs.

Indices, Actions, Devises 

En l’espace de trois mois, le CAC 40 a gagné plus de 11% – une performance tout à fait honorable même si elle était largement attendue. Le momentum haussier devrait perdurer à court et à moyen terme. Il n’y a pas de nuage à l’horizon. Les politiques monétaires vont rester durablement accommodantes dans les grandes économies développées, y compris celles où l’inflation temporairement élevée peut provoquer quelques inquiétudes. En outre, les signes s’accumulent en faveur d’un soutien budgétaire plus important des deux côtés de l’Atlantique. Les discussions encore très préliminaires à propos d’un second plan de relance européen ont de fortes chances de connaître une accélération après les élections générales en Allemagne en septembre. L’arrivée imminente des Verts au pouvoir en Berlin devrait permettre à Paris et à Berlin de trouver un allié pragmatique soutenant une politique budgétaire accommodante sur la durée. Ce sont des éléments de fond qui restent porteurs pour les marchés indices et actions.

Calendrier économique de la semaine :

?? 01/06 PMI manufacturier britannique

?? 01/06 ISM manufacturier US

?? 03/06 Créations d’emplois non agricoles ADP

?? 03/06 ISM non manufacturier US

?? 04/06 Rapport sur l’emploi américain

Bureau de recherche économique et analyse financière SPAK


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